Maison de maître XVIIème
Chapelle Saint Eloi 1785
Maisons de maître
Cheminée d'affinage 1785
Etang de la Hunaudière 14ha
Fenil et grandes écuries 1785
Maison de maître de 1825
Pont des bourbiers
Vue d'ensemble
L'étang de la Hunaudière

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27-11-2022

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Découvrir Sion les mines


Les lieux remarquables sur la commune: Sur la carte ci-dessous vous allez faire apparaître les principaux leiux de patrimoine de la commune. En cliquant sur l'épingle vous aurez un descriptif du lieu.

 

 

 Cette page va vous permettre de découvrir les principaux lieux de patrimoine de notre commune, certain étant des lieux privés vous n'en verrez pas de photos.

La seigneurie de Sion

Au sud du bourg, à environ 1km, à proximité de l’actuelle route Sion les mines Lusanger était édifié le château féodal de Sion, on ne connait pas précisément la date de sa construction, mais il datait sans doute de XIème siècle.
La première trace du nom de famille Sion apparait dans le Cartulaire de Redon en l’an 819, parmi les témoins d’un acte de vente. Mais ce n’est vraiment qu’au XIème siècle que l’on peut retracer l’histoire des seigneurs de Sion.

Dès 1104 on retrouve des traces de la famille seigneuriale de Sion.
Judicaël, Guérin, Dérien et David fils de Gleuden de Sion vendent une terre située à Mouais. A la même période, les 3 fils d’Amuzon de Sion, Judicaël, Rivallon et David prirent l’habit de moine à l’abbaye Saint Sauveur de Redon, ils étaient probablement les cousins des précédents.
Judicaël eut un fils Alain de Sion. En 1144, un conflit opposant Hervé de Sion, fils d’Alain, aux habitants de Vilarblez du nécessité la médiation d’Yvon, abbé de Redon, pour être réglé.

En 1070, on retrouve aussi un Cavaillon de Sion qui est témoin dans une donation à Marmoutiers.

En 1115 Aufret de Sion avait obtenu qu’un moine du monastère Saint Sauveur de Béré vienne servir une chapelle en l’honneur de Dieu, de la Sainte Vierge et de Saint Jacques construite à proximité de l’abbaye du Breil.

En 1153 Alfred de sion est prévôt de l’église de Nantes et il est témoin d’une donation à l’abbaye de Fontevraud.

En 1172 Guillaume de Sion est témoin d’une donation faite à Buzay et en 1201 il fit lui-même une donation à cette abbaye, à cette période il aurait possédé aussi la seigneurie de Frossay.
On retrouve quelques années plus tard, en 1226, Auffray de Sion, qui fonde dans la forêt de Domnesche, la chapelle et le prieuré de Briangault, il en fit une fondation à l’abbaye de la Roë.

En 1201 Guillaume de Sion fait une donation à l’abbaye de Byzay.
Geoffroy de Sion est le dernier descendant mâle, à sa mort ce sont ces 2 nièces, Jeanne de Sion et Anne de Sion, filles de son frère cadet, Jean de Sion seigneur d’Anguignac, qui lui succèdent.
Jeanne de Sion (1360) épouse, en 1345, Armel de Chateaugiron en 1ère noce puis Jean II (1358) seigneur de Rieux, ils ont une fille Jeanne de Rieux (8 septembre 1395). Quant à Anne, qui lui succède, elle épouse Alain Ier de Saffré. Ils ont 2 enfants, Geoffroy et Alain de Saffré qui seront successivement seigneurs de Sion.
Il parait vraisemblable que le château de Sion, qui devait être une motte féodale, fut démoli au XIVème siècle, lors d’une attaque par Duguesclin (ca 1320 -1380).

Alain II de Saffré (dcd 1er septembre 1306) épouse Olive de Bourgon, ils ont 2 enfants, Alain III seigneur de Sion et de Saffré mort sans héritier, et Jeanne de Saffré (1410 - 28 octobre 1460) qui épouse Jean II Tournemine seigneur de la Hunaudaye dans les côtes d’Armor.

Jeanne de Saffré décède le 28 octobre 1460, son fils Gilles I Tournemine (1383 - 1474) seigneur de la Hunaudaye, de Saffré et de Sion épouse Béatrice de la Porte dame de Vezins, puis en secondes noces Marie de Villiers, dame de Hommet. Après le décès de Gilles I en 1474, Marie de Villiers de remarie avec Jean Eder, seigneur de Beaumanoir en 1486. Elle a eu 3 enfants de son premier mariage, François de Tournemine seigneur de la Hunaudaye, Georges Tournemine seigneur du Hommet, et Jean Tournemine seigneur de Sion. Ces 2 derniers, mécontents du 2ème mariage de leur mère, assassine leur beau-père au cours d’une chasse dans les bois du château de la Hunaudaye.

À la suite de cet assassinat leurs biens leur sont saisis, leur frère ainé, François de Tournemine, devient baron de la Hunaudaye, seigneur de Saffré et de Sion, il épouse successivement Marguerite du Pont-L’abbé, dame de Plusquellec, de Callac, de Trogoff, de Coettanfao puis Jacquette de Tréal ( 1499), il meurt sans postérité en 1500.
Son frère Georges ( 1524), ayant réussi à faire oublier son crime de jeunesse, hérite de la baronnie de la Hunaudaye et des seigneuries de Saffré et de Sion, il épouse Renée de Villeblanche qui lui donne une fille, Françoise, il se remarie avec Anne de Montjean.

Françoise Tournemine dame de la Hunaudaye, de Saffré et de Sion se mairie en premières noces avec Pierre de Laval (1489 -1524) seigneur de Montafilan, fils du baron de Chateaubriant, puis en 2ème noce avec Jacques de Montjean, qui décède en 1539, et en 3ème noce, vers 1525, avec Claude Annebault maréchal de France (ca 1495-1552).
Le 25 avril 1526, Claude Annebault seigneur de Saint Pierre, la Hunaudaye, le Hommet mari de Françoise Tournemine, fille héritière et noble de Georges Tournemine vend les lieux nobles, château, terre, seigneurie et châtellenie nommés Sion à noble et puissant Mathurin de la Chapelle, seigneur de la Roche-Giffart.


Un petit retour en arrière dans le temps pour situer la seigneurie de la Roche Giffart.
En 1218 Alain Giffard est seigneur de la Roche-Giffart
C’est Guillaume Giffart, qui lui succède. En 1247, il fit un don à l’Abbaye de Sainte Melaine pour une dotation pour lui et son père Geffroy Giffart dit Buffelin. Il a un fils Robert.
En 1248 ce fils part aux croisades.

Vers 1280 le chevalier Geoffroy Giffard épouse Alienor de Bœuvres, il décède en 1290. Ils ont 3 enfants : Alain seigneur de la Roche, Amice qui se marie l’écuyer Jean du Val, Agaïce.

Alain seigneur de la Roche-Giffart et de Bœuvres, Agaïce dame de la Roche-Giffart et de Bœuvres et Amice mariée à l’écuyer Jean Habel.

Agaïce dame de la Roche-Giffart épouse Guillaume de la Lande, seigneur de Pont-Rouaud. La seigneurie de la Roche-Giffart reste dans la famille de la Lande jusqu’en1400.

A cette date Martine de la Lande dame de la Roche-Giffart et de Bœuvres, épouse Guillaume de la Chapelle.

En 1427 c’est Arthur de la Chapelle qui est seigneur de la Roche-Giffart et de Bœuvres.

En 1485 c’est Jean de la Chapelle qui est seigneur de la Roche-Giffart et de Bœuvres.

René de la Chapelle seigneur de la Roche-Giffart, de Bœuvres et de Sion achète, vers 1563, le château et la châtellenie de Fougeray. Il épouse Renée Thierry et à un fils Louis.

Louis de la Chapelle seigneur de la Roche-Giffart, de Fougeray et de Sion, il épouse Marguerite Tillon de la maison de Touche-Moreau.

En 1595, le capitaine Saint Luc et Louis de la Chapelle paraissent sous les murs de la forteresse, après un combat acharné, ils chassent les seigneurs. Mais Saint Luc pénètre seul dans la place, Louis de la Chapelle est tué par les assiégés d’un coup d’arquebuse. Il est tué sous les murs de son château de Fougeray.

Samuel son fils, enlève et épouse Françoise de Marec’h, fille du seigneur de Montbarrot gouverneur de Rennes et il l’épouse en 1615 il est tué à la chasse. Il laisse 3 enfants Henri, Samuel, et Esther sous la tutelle de sa mère Marguerite de Tillon, sa femme décédant peu de temps après sa mort (vers 1620).

Henri 1er de la Chapelle, Marquis de Fougeray, seigneur de La Roche -Giffart et de Sion, épouse Marguerite de Chamballan. Ils ont 3 enfants Henri II, Henriette de la Chapelle ( 1685) et Marguerite de la Chapelle ( 1683).

En 1664, la Châtellenie de SION, est détachée du marquisat de Fougeray, Marguerite de la Chapelle en hérite et conserve cette seigneurie, habite au bourg même de Sion, le petit manoir de la MASSERIE, qu'elle achète en 1665. Marguerite de la CHAPELLE fit en 1673 hommage au Roi pour sa seigneurie de SION et lui rendit aveu en 1677.

Henriette de la Chapelle Dame de Sion et de la Masserie (11 février 1685) épouse René du Bouays (15 février 1694), chevalier, seigneur comte de Saint Gilles et de Méneuf, seigneur de Sion et de Careil, elle hérite de sa sœur à son décès.

Ils ont un fils Henri-Gédéon, chevalier, seigneur comte de Méneuf (ca 681-16 janvier 1754), il a une sœur Marguerite Henriette du Bouays. Il se marie le 21 avril 1703 à Charlotte-Polyxène de Goulaine, qui décède le 25 juin 1736 à la Masserie et qui est inhumée au chœur de l’ancienne église de Sion.

Sources :
Abbé Josnin - Les terres de sion et ses seigneurs
Guillotin de Cordon - Les seigneurs de Sion
Abbé Moisan (curé de sion) - Archives paroissiales manuscrites
Abbé Cotteux - Histoire de Sion
Du Paz - Histoire Généalogique de plusieurs maisons illustres de Bretagne
Guyot Desfontaines - Histoire particulière de la ligue en bretagne tome 2
Généanet.fr Généalogie famille de Tournemine

Histoire de la commune

Le nom de Sion les mines trouve son origine dans le nom d'une plante qui poussait dans les zones humides et particulièrement dans les environs du château, le sium qui est une plante ombellifère. On peut en distinger 4 sortes:

Le sium latifolium, dit berle et herbe à mou.

Le sium sisaron, dit chervi.

Le sium de la Chine, dont la racine est de celles qui sont connues sous le nom de ginseng.

Le sium angustifolium, nommé vulgairement cresson sauvage et persil des marais.

Les 1ers écrits faisant apparaître ce nom, sont mentionnés dans la cartulaire de Redon en 819 lors d'un acte de vente de Gondouin à Austreberte de Mouais, cet acte est signé de ce nom.

Le nom sera complété en 1920 de "les mines" à la demande de l'état, pour éviter la confusion avec un autre Sion, situé en Vendée, Sion l'océan.

La mairie de Sion les mines est construite à la fin XIX e par le maire de l'époque M. Récipon, elle a l'allure d'un temple et utilise le schiste pierre de la région. Juste en face de la mairie, un petit square a été aménagé sous le mandat de Roger Daguin et un blason de Sion les mines en schiste est construit à son extrémité.

Le château de l'Euzeraie a été construit par la famille Daguin dans les années 1920.

La masserie est une vieille maison noble du bourg, M de Méneuf seigneur de Sion y habita, elle date vraisemblablement d'avant le XVIII e.

La maison connue aujourd'hui sous le nom de la vieille cure est en fait le logis Saint Nicolas qui servit de cure durant de nombreuses années. Sa date de construction n'est pas connue mais date de bien avant le XV e. Le bâtiment était divisé en 2 parties, le presbytère et le prieuré qui était la chapelle Saint Nicolas.

La construction de l'église actuelle date de 1836, elle a été construite à l'emplacement dessin-eglise-1248de l'ancienne église ou chapelle
Saint Jacques qui datait du XIII e et qui avait subi de nombreuses extensions au cours du temps, on y construit entre autre 2 chapelles, une au nord dédiée à Saint Jean et une au sud dédié à Saint Sébastien. Les prêtres y étaient enterrés ainsi que quelques nobles comme Mme de Méneuf. Le cimetière était autour de l'église côté sud et côté nord.

Le lieu dit le château fait référence au château miédiéval existant à cet emplacement. Ce château était la résidence des seigneurs de Sion qui possédaient aussi un autre château dans la forêt de domnaische.